Sadirac

C’est sur le parking de la maison du patrimoine créonais que Louis a fixé le rendez vous ce dimanche matin.
Nous étions douze, chaussures au pied prêt à partir, sauf que, comme l’a fait remarqué Alain, il y en a un qui n’a pas mis ses guêtres…

L’oubli réparé, on s’élance, direction la mairie. Elle n’est pas comme partout au centre du village, mais légèrement à l’écart.
En chemin, nous voyons une vielle maison avec des fenêtres en trompe l’œil.
Ces fausses fenêtres étaient faites pour donner de la symétrie aux façades et limiter les taxes.
Cette forme de taxation était appliquée en France entre 1798 et 1926.
Pour de plus amples informations, suivez ce lien.

A Pierran, nous empruntons notre premier chemin de terre, ça s’annonce un peu boueux et ça va se vérifier…
Après Arnaudet, nous retrouvons le chemin de l’île jusqu’à la D13E3, nous passons devant le château Tustal.
Celui-ci se cache au bout d’une allée d’arbres.
Il faut regarder la photo aérienne pour apprécier la taille du bâtiment et son jardin dominé par une très grande terrasse.

Quelques vielles demeures plus ou moins délabrées attirent nos regards.
De même les magnifiques sculptures que nous avons pu voir dans le jardin d’une propriété, nous ont régalé.

A la pause, Alain et Marie-Dominique nous régalent avec une spécialité du pays basque, des sablés, fabriqués à St Jean Pied de port par la maison Barbier-Millox.
Les gourmands ne boudent pas leur plaisir, mais je ne les dénoncerai pas dans ces lignes.

Nous empruntons alors un magnifique chemin forestier, le dernier coup de vent a fait des dégâts et quelques chênes se sont déracinés.
Notre route croise la voie verte qui est bien fréquentée ce martin avec ces douces températures.

Nous traversons la Pimpine vers Dalion, elle nous accompagnera jusqu’à Sadirac.
Dans les bois, les chemins sont boueux, voir très boueux et les numéros d’équilibristes se multiplient.
Tout cela nous laisse le temps de voir de beaux parterres de narcisses et autres fleurs de printemps qui colorient les sous bois.

Alain nous fait un remake de l’homme qui parlait à l’oreille des chevaux, au moment où nous pouvons apercevoir l’ancienne ferme des légumes oubliés.
Anne y a travaillé un temps, elle nous parle des aurochs qui sont toujours présents.
Cette espèce de bovidé au longues cornes est l’ancêtre des races actuelles et a quasiment disparu.
Le petit troupeau que nous pouvons voir est superbe et tranquille, les petits veaux font craquer les filles.

Anne nous abandonne juste avant la fin, c’est la locale de l’étape, dans cinq minutes elle est à l’apéro…
Nous retrouvons les voitures sur les douze coups de midi.
Merci Louis pour cette randonnée inédite de 11 kilomètres et 184 mètres de dénivelé.

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