Lussac, sur la boucle des Celtes

Les chiffres du jour, 5, c’est la température au départ, 7, c’est le nombre de valeureux randonneurs au départ.
Didier est aux commandes de cette randonnée de 13km et 186 m de dénivelé qui démarre du Vinatomium prés de l’église St Pierre.
Édifiée au XIIIème siècle, elle a brûlé, dévastée par les Huguenots en 1587, elle sera restaurée au XIXème.
Son histoire est riche, consultez le site de la mairie de Lussac pour en connaître toute la complexité.
Particularités relevées par le photographe, elle a une porte aménagée handicapés, une porte à 1m de hauteur ?, une porte avec des marches et son porche.

Direction Château de Lussac, le bâtiment actuel date de 1903. Puis sur notre gauche, une magnifique demeure avec dans le parc, une statue d’un cheval cabré.
Nous longeons un muret de moellons, ces murets ne sont pas rares dans ce secteur. Ils sont les témoins des anciennes propriétés seigneuriales, puis des domaines viticoles.

A Normand, nous obliquons dans les vignes, sous le soleil, mais avec un petit vent très frais qui ne nous quittera plus.
Les spécialistes remarquent aussitôt que la taille ici, se fait selon la technique du Guyot simple, une baguette et un cot.
Nous marchons ainsi jusque Fond de Reine en croisant de tant à autre, le ruisseau du Gendarme.


C’est un peu avant Gendarme que se fait la pause syndicale. Au programme, galette des rois, chocolatines et petits sablés, après l’effort …
A vos calculettes, quelle est la probabilité pour une personne de tomber trois fois sur la fève de la galette en janvier ?
Réponse: Chantal, plus de chances au loto ? et non, alors c’est cidre et pas champagne pour la pause…


Notre périple nous amène à La Tour, on y voit un superbe pigeonnier et un très beau plan d’eau prés de la propriété.
A l’entrée du château La Tour Ségur, un panneau nous informe sur les cinq suites qui peuvent nous accueillir et les prestations qui peuvent agrémenter le séjour.
Les filles bien que majoritaires ce matin, ne sont pas partantes pour le spa et les massages, alors on repart.


A Grenet, une énigmatique tour de cinq étages pavane au milieu des rangs de vignes, la vue depuis la terrasse doit être magnifique.
Cette tour édifiée en 1850, par la volonté de Pierre Favereau, mesure 17m de hauteur et 5m par 4m30 de section.
Elle lui permettait de contempler son domaine et paraît-il de surveiller son personnel à la longue vue.


Prés de Girodon, nous retrouvons la route et nous croisons quelques vielles voitures Citroën, tractions et veilles camionnettes.
Nous les retrouvons à la villa de Luccius, c’est un rassemblement qui doit réunir ce midi, quelques quarante veilles voitures.


A l’horizon, nous pouvons voir les moulins de Calon qui se trouvent sur Montagne, sur les cinq deux ont été restaurés.
Après une petite montée dans les vignes, Didier nous invite à faire le détour pour voir le mégalithe de Picampeau.
Ce mégalithe gaulois, appelé aussi, Pierre des martyres ou la pierre à évier était pour certains, un lieu de pratique des rites celtiques à l’époque gallo-romaine.
La dernière étude, de 1943, penche pour un rocher qui s’est détaché du banc de rocher qui forme le plateau de Picampeau.
Et son aspect est lié à de l’érosion naturelle. Le débat reste ouvert…


Dernier kilomètre vers le village, nous passons prés du château Le Piquat et l’avenue de Verdun nous ramène aux voitures.
Merci Didier pour cette superbe randonnée ensoleillée.

Cliquer sur une photo pour entrer dans la galerie
puis cliquer sur un côté de la photo pour faire défiler.