Camarsac

La météo semble plutôt clémente en ce jeudi de la fin mars. Le soleil perce malgré quelques nuages. Un petit vent du nord néanmoins rafraichit vite la dizaine de randonneurs qui se rassemble devant la salle polyvalente de Camarsac. Avant même de partir nous faisons une petite remontée dans le temps.

 En effet, en 1900 cette salle fut construite pour être l’atelier de réparation de Tramways. A cette époque, Camarsac allait devenir le terminus d’une ligne de trams longue de 15.7 km la reliant à la gare de Bordeaux-Benauge. Ce tramway qui prenait à ses débuts plutôt l’apparence d’un petit train à vapeur pouvait réaliser de 3 à 5 aller-retours/jour entre ces deux gares ; premier départ à 6h30, il fallait compter alors 1h04 pour arriver à Bordeaux, le tout à une moyenne (folle) de 20 Km/h …

Les trams transportaient vers Bordeaux voyageurs mais aussi vin, Lait, pierres de carrière, fourrages, bestiaux et produits maraichers. Il repartait transportant bien sûr les voyageurs mais également, dans ses « wagons bourriers », les ordures ménagères de la ville qui devaient être évacuées à priori sur la commune de Saint Germain du Puch.

La ligne fut électrifiée en 1923 et abandonnée en 1949. A partir de cette date, des autobus assurèrent le transport des passagers. La gare de Camarsac fut malheureusement démolie au milieu des années 1980.

Fort de ces quelques informations, nous partons en empruntant la voie de notre petit train. Au bout de quelques dizaines de mètres nous l’abandonnons afin de filer vers le lieudit des 4 ponts (dont un a disparu depuis bien longtemps !). De là, direction le château du Grand Puch en serpentant entre les vignes et les prés.

Nous arrivons devant ce château d’apparence moyenâgeuse en forme de quadrilatère. Il semblerait que le début de sa construction remonte au milieu du XIV siècle (sans doute à partir de 1330) après que la famille du Puch ait reçu l’autorisation (aujourd’hui nous dirions : le permis de construire 😊) du Roi d’Angleterre Edouard III …Et oui n’oublions pas que depuis Aliénor d’Aquitaine la région est encore sous domination anglaise. Mais rassurons nous, Castillon la Bataille c’est pour bientôt !   

Nous admirons cette bâtisse. Ses murs d’enceinte sont terminés par des machicoulis. Face à nous, dans les angles, se détachent deux échauguettes (tourelles) en encorbellement. Mais nous remarquons aussi des canonnières un peu partout. Pourvu que nous ne prenions pas un tir de trébuchet ou de bombarde. Fuyons ! direction le château du Petit Puch distant de quelques centaines de mètres !

Ce bâtiment parait plus modeste. Il est aussi plus récent (XVI -ème siècle). Mais Il semblerait qu’il ait été construit sur les ruines de l’ancienne « maison noble » du seigneur  dont il ne reste plus rien aujourd’hui.

Le chemin du retour nous ramène de l’autre côté du château du Grand Puch. En faisant un petit crochet nous admirons sa belle façade « principale » flanquée de ses deux tours octogonales.

Sous l’œil, pas si inquiet que ça, d’une petite biche nous rentrons sur Camarsac… afin de ne pas rater le dernier départ du Tram !

Compte-rendu de Jean-Luc

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Photos de Catherine B. et Jean-Luc